UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE À LA FERME

Jeudi, avec Pierre, nous sommes allés à la ferme voir et assister Rémi dans ses travaux de boulangerie. Il faisait beau et pas trop chaud, un temps idéal.

La fabrication du pain, un des plus anciens métiers du monde, passe par beaucoup d’opérations et demande d’être aussi précis dans la pesée que physique dans l’action de pétrir. Nous avons pu évaluer, ce jour, ce que coûte en termes d’attention et de travail manuel que de faire du pain comme Rémi le fait, c’est-à-dire de manière artisanale. Tout a de l’importance : préparer le levain à l’avance — le levain, matière vivante, est l’élément principal de la fabrication du pain —, allumer le feu et en prendre soin tout au long des opérations, pureté de l’eau (filtration), la farine, celle du blé mais aussi du petit épeautre, les ingrédients mêlés à la pâte.

Il faut peser, remuer, pétrir, puis laisser reposer et pendant ce temps ne pas oublier de se restaurer. Après le partage convivial du repas, retour au fournil pour façonner et enfourner les pains auxquels le boulanger met la dernière main en traçant un sillon dessus.

Cette journée a été pour Pierre et moi une véritable découverte et quelle joie, au bout de sept heures de travail, de voir tous ces pains alignés, les uns aux noisettes, aux graines, les autres sans, les uns rectangulaires comme les pains épeautre, les autres ovales ou ronds.

De plus, entre deux fournées, nous avons aussi assisté à la préparation de la camionnette par Sophie, Yves-Anne et Anne en vue de la distribution pour l’AMAP de LONgCHAMP.

Pour terminer sur le pain, on rappellera que, d’après un historien célèbre, la France est le pays du bon pain, alors que l’Angleterre serait celui du « biftèque ». Ces derniers temps, on pouvait en douter sérieusement avec toutes ces boulangeries industrielles mais le pain de Rémi reprend le flambeau du bon pain. De l’avoir vu faire, de l’avoir même aidé nous conforte dans l’idée qu’il n’est de bon pain que de Vienne-en-Arthies.

VIVENT LE PAIN ET LE LEVAIN!

Sakina et Pierre

Quelques étapes en photos

Atelier Kimchi

Les recettes

La version de la recette en Coréen

En apéro : 
– Pain + camembert grillé ou non + kimchi – Pain grillé + kimchi + thon à l’huile de tournesol 
En plat : 
– Riz sauté au kimchi simple : https://pimentoiseau.fr/2012/03/16/un-livre-une-recette-12-riz-saute-au-kimchi/
– Riz sauté au kimchi avec du bacon : https://www.nautiljon.com/recettes/coréennes/kimchi+boggeumbap+(riz+sauté+avec+du+kimchi),366.html
– Riz sauté au kimchi avec du thon : https://carnetcoreen.com/kimchi-bokkeumbap-riz-saute-au-kimchi

Les images de l’atelier

Un peu d’historique de notre AMAP

De 2013 à 2017, Sophie, notre productrice a travaillé avec Charlotte qui est partie s’installer ensuite toute seule dans l’Eure pour fonder la ferme du poussin masqué, elles continuent à travailler ensemble via des collaborations comme pour la récolte des pommes de terre par exemple cette année. Cette ferme est celle des millonets (la ferme de Sophie) sont toutes proches.
Depuis 2016, Anne travaille en tant qu’employée et assure la livraison du jeudi à l’AMAP de Suresnes. Depuis mars 2019, Yves Anne a rejoint l’équipe en temps qu’entrepreneur à l’essai (couvé cf. lien des champs des possibles) il s’occupe plus précisément de l’AMAP locale des Amaranthes.
L’équipe est composée de 3 personnes pour fournir les 120 parts de récoltes des 3 AMAPs sur les 2 jours de distribution, les lundis et jeudis

Les films de la fête des AMAP IDF !

Et voici les films de la grande fête des AMAP IDF qui s’est déroulée fin août dans la ferme de Sophie à l’occasion de ses 10 ans de ferme AMAP ! Pour les visionner, cliquez sur l’image 🙂

Capture

Et en plus, le lien vers la newsletter de l’inter Amap IDF auquel nous appartenons, qui permet entre autre à de nouveaux agriculteurs de s’intaller, en leur proposant des formations…

http://www.amap-idf.org/ml/derniere_lettre.html

Sortie à la ferme

Oyez ! Oyez ! Une sortie à la ferme est prévue dimanche 13 mars, notez la date dans vos agendas !

Voici quelques nouvelles de la ferme de la part de Sophie :

– les travaux : cette année est venu le moment de changer les plastiques des plus vieilles serres : ça fait deux ans que j’anticipe ce moment : à quel moment faire ça sans réduire considérablement les récoltes sous serre ???
donc, cet hiver était choisi avec le montage de la plus grande serre neuve ( acheté en même temps que le tracteur)
il reste le plastique de cette belle serre de 9,30m à poser au soleil lors d’un dimanche amap sans doute le 13 mars
on a fini par démonter la serre vers les framboisiers : on a tout essayé pour extirper les plastiques des cotés car l’intention est de profiter du changement de bache pour remonter une serre d’occasion un peu plus large, donc plus facile à travailler aux bords et avec une bonne irrigation et plus de masse d’air pour pouvoir mettre aussi des tomates ( rotations oblige)
on a fini couverts de boue, avec la charrue qui fait un carnage, (photos en pj)
c’est fait d’un côté et les lianes et les arbres qui poussaient sur le bord ont été bien calmés
pour autant, moi qui avait prévu de planter dans cette nouvelle serre les choux de printemps dans quelques jours, mon plan est changé et j’espère accélérer le chantier pour mettre les courgettes en avril, mais rien n’est moins sur !!!

-le 24 février, nous allons faire un atelier soudure pour adapter des triangles d’attelage sur mes outils : celà permettra de fixer un outil derrière le tracteur sans en descendre 5 fois pour s’ajuster pile poil , ce qui gagne un temps et une fatigue considérable ( pour les curieux de machines vous pouvez aller voir les ateliers paysans sur le net)
nous sommes très heureux de faire ça

Le vent du 8 février a fait qlqs dégats sur la ferme… Les bâches posées au sol pour occultation étaient toutes à remettre en place (une bonne matinée )
Des portes de serres déchirées et un pan de serre totalement arraché ! Nous avons réussi à limiter l’effet de chaine en mettant une sangle sur les baches suivantes.( les photos suivent)
Heureusement, le vent a fini par tomber mais ces tracas climatiques nous rappellent bien que nous ne sommes pas les plus forts et qu’il est urgent de faire attention à notre environnement !!

-les réserves de légumes : il n’y aura sans doute pas assez de légumes pour assurer toutes les distributions jusqu’à fin mars : peu de betteraves rouges et trop grosses, pas de radis noirs ( ça compense l’an passé), peu de courges qui se gardent mal, des patates moches, des céleris minuscules (pourtant , on en a repiqué 2000, si si ! et les sangliers qui se sont régalés de panais, la mâche grossie et récoltée trop tôt…

mais quand même, plein de carottes, de poireau, et de choucroute, c’était le challenge de cette année ! ouf

et le quotidien : les semis de choux pointus, oignons blancs, fèves, carotte sont bien là pour le mois de mai et on va bientôt semer poireaux, tomates, aubergines…..enfin beaucoup de légumes d’ici mi mars
le 13 mars, nous vous attendons pour voir tout ça à la première sortie à la ferme
bon we
sophie

Avez-vous lu la charte ?

 Avez-vous lu la charte ?

Pour comprendre ce qu’est une AMAP avant d’adhérer, le mieux est de lire la charte !

  • Fruit d’une réflexion participative inter-régionale, elle a été adoptée à l’unanimité lors de l’Assemblée Générale du MIRAMAP (Mouvement inter-régional des AMAP) les 15&16 mars 2014.

    Téléchargez la version PDF en ligne sur le site du MIRAMAP, en cliquant : ici.

    En texte intégral :

    Charte des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)

    Préambule

    Les AMAP1, ou Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, sont nées, en 2001 en France, d’une prise de conscience citoyenne face à la situation de crise importante dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation.

    Insécurité et gaspillage alimentaires, impératifs écologiques, déperdition des agricultures paysannes au profit d’agricultures productivistes, forte pression foncière sur les terres agricoles, hégémonie de la grande distribution et inégalité alimentaire ici et ailleurs : autant d’enjeux qui ont mobilisé des citoyen-ne-s pour construire et expérimenter un autre modèle agricole, économique et alimentaire, inspiré de la charte de l’Agriculture Paysanne et des mouvements de l’agriculture biologique.

    Résolument basées sur une conception de partage, les AMAP visent à une transformation sociale et écologique de l’agriculture et de notre rapport à l’alimentation en générant de nouvelles solidarités. Elles sont des alternatives concrètes qui émergent de la société civile.

    Elles ont pour objectifs :
    – de maintenir et de développer une agriculture locale, économiquement viable, socialement équitable et écologiquement soutenable, à faible impact environnemental, créatrice d’activité économique et d’emploi, de lien social et de dynamique territoriale,
    – de promouvoir un rapport responsable et citoyen à l’alimentation,
    – de faire vivre une économie sociale et solidaire, équitable et de proximité,
    – de contribuer à une souveraineté alimentaire favorisant celle des paysan-ne-s du monde dans un esprit de solidarité.

    Concernant les terminologies :
    → est appelé « AMAP », le collectif formé de l’ensemble des amapien-ne-s et paysan-ne-s engagé-e-s dans un partenariat solidaire, local, contractualisé, sans intermédiaire commercial, avec un esprit de pérennité.
    → est appelé « amapien-ne », une personne physique bénévole signataire d’un ou plusieurs contrats d’AMAP en cours de validité avec un ou des paysan-ne-s. Le groupe d’amapien-ne-s, dans une démarche non lucrative, se constitue en association (déclarée ou pas).
    → est appelé « paysan-ne en AMAP », un-e paysan-ne signataire de plusieurs contrats d’AMAP en cours de validité avec des amapien-ne-s.

    Au sein d’une AMAP, amapien-ne-s et paysan-ne-s construisent ensemble un autre rapport à l’agriculture et à l’alimentation ; en ce sens ils sont coproducteurs.
    Ils s’engagent mutuellement à respecter les principes de la charte des AMAP.

    La présente charte est le document fondateur et fédérateur de toutes les AMAP en France. Elle remplace la première charte élaborée en mai 2003. Elle n’a pas pour objet de servir de règlement intérieur aux AMAP. Il incombe à chacune d’entre elles de définir de façon autonome son mode de fonctionnement, dans le respect des principes de cette charte.

    Amapien-ne-s et paysan-ne-s en AMAP respectent et font vivre 5 principes fondamentaux

    Principe 1 – Une démarche d’agriculture paysanne

    Une AMAP inscrit sa démarche de coproduction dans le respect des principes de l’agriculture paysanne locale.

    En particulier, elle :

    • soutient le maintien, la pérennisation et l’installation,
    • favorise l’autonomie dans le fonctionnement des fermes,
    • s’inscrit dans une dynamique de territoire et de solidarité,
    • accompagne la viabilité économique des fermes partenaires,
    • est attentive aux conditions sociales de l’activité agricole.

    Principe 2 – Une pratique agro-écologique

    Une AMAP soutient une agriculture respectueuse des hommes, de l’environnement et de l’animal, en référence aux fondamentaux de l’agriculture biologique.
    En particulier, elle s’engage dans une activité agricole :

    • durable, diversifiée et adaptée au territoire, en rupture avec l’agro-chimie (sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse,…) et toute entreprise d’appropriation mercantile du vivant (sans OGM, …),
    • favorisant la biodiversité végétale et animale,
    • contribuant au maintien et au développement des semences paysannes.

    Principe 3 – Une alimentation de qualité et accessible

    Une AMAP coproduit une alimentation de bonne qualité gustative, sanitaire et environnementale.
    Elle cherche à rendre cohérent son soutien à l’agriculture avec la dynamique d’un territoire et les besoins d’une population.
    C’est pourquoi chaque AMAP cherche à élargir l’accessibilité d’une telle alimentation à toutes et à tous.

    Principe 4 – Une participation active dans une démarche d’éducation populaire

    Une AMAP vise à créer les conditions de la participation et de l’appropriation citoyenne des enjeux agricoles et alimentaires, notamment par le débat, les apprentissages et le partage des savoirs.

    Elle :

    • s’organise sur la base d’une implication de l’ensemble de ses membres,
    • veille à sa pérennisation et à la circulation de l’information,
    • cherche à créer une relation de qualité entre paysan-ne-s et amapien-ne-s dans un cadre convivial favorisant le dialogue, le lien social, la confiance, et la coresponsabilité.

    Principe 5 – Une relation solidaire contractualisée sans intermédiaire

    Amapien-ne-s et paysan-ne-s en AMAP s’engagent mutuellement sans intermédiaire à partager la production pour une période donnée, par le biais de contrats solidaires (la durée de la période de contrat est liée aux cycles de l’activité de la ferme et dépend de chaque famille d’aliments contractualisée).

    Ce partenariat favorise la transparence entre amapien-ne-s et paysan-ne-s.

    Pour chaque famille d’aliments, le contrat :

    • stipule les engagements réciproques des deux parties tels que définis dans la charte,
    • établit un prix juste et rémunérateur prenant en compte la viabilité économique de la ferme et les conditions sociales de celles et ceux qui y travaillent.
    Trois engagements traduisent ces principes

    Un engagement économique

    • Pour les paysan-ne-s en AMAP :
      – livrer à périodicité préétablie des aliments de saison, frais ou transformés, diversifiés et issus de leur ferme. Les produits transformés feront l’objet de mentions spécifiques (processus de fabrication transparent et tracé, …) incluses dans le contrat,
      – mettre en oeuvre les moyens nécessaires visant à assurer la livraison régulière des parts de production définies par contrat,
      – déterminer en toute transparence avec les amapien-ne-s un prix forfaitaire stable, garanti et équitable sur la durée du contrat.

    Une solidarité entre paysan-ne-s peut permettre l’échange occasionnel d’aliments de même nature en toute transparence et avec l’accord explicite des amapien-ne-s.

    • Pour les amapien-ne-s :
      – contractualiser et prépayer la production sur la période du contrat à un prix équitable, en s’interdisant l’échange marchand sur les lieux de livraison,
      – prendre en compte équitablement avec les paysan-ne-s les fluctuations et aléas inhérents à leur activité.

    Un engagement éthique

    • Pour les paysan-ne-s en AMAP :
      – mener leur activité et la faire évoluer dans le respect des principes de la charte des AMAP, en coopération avec les amapien-ne-s,
      – être transparent-e-s sur les pratiques de culture, d’élevage et de transformation.
    • Pour les amapien-ne-s :
      – assurer la pérennisation de l’AMAP,
      – faire évoluer leurs pratiques dans le respect des principes de la charte.

    Un engagement social

    • Pour les paysan-ne-s en AMAP :
      – être présent-e-s sur le lieu de livraison (ou occasionnellement représenté-e-s),
      – créer et entretenir des liens avec les amapien-ne-s,
      – sensibiliser les amapien-ne-s à leur métier et à la vie de la ferme,
      – participer à l’organisation de visites de ferme et d’ateliers pédagogiques,
      – s’impliquer dans la vie du mouvement des AMAP et de ses partenaires.
    • Pour les amapien-ne-s :
      – s’impliquer dans la vie de l’AMAP (livraison, communication, animation, relation paysan-ne-s, continuité des partenariats, réseau,…),
      – respecter les modes de fonctionnement de l’AMAP,
      – participer aux visites de ferme et à leur organisation,
      – participer à des activités pédagogiques et de soutien aux paysan-ne-s,
      – être partie prenante de la vie du mouvement des AMAP et de ses partenaires.
    Un mouvement vivant en évolution constante

    Une amélioration continue des pratiques

    Pour faire vivre les principes et engagements de la charte des AMAP, celle-ci doit être accompagnée d’actions visant à analyser et faire progresser collectivement les pratiques.

    En ce sens, l’évaluation participative permet une démarche d’évolution partagée entre amapien-ne-s et paysan-ne-s en AMAP. Pour la réaliser, les AMAP définissent les moyens à mettre en oeuvre avec l’appui des réseaux et associations partenaires.

    Une dynamique de territoire et de réseau

    Par ailleurs, parce que l’AMAP est plus qu’un « panier », elle s’inscrit dans une dynamique de territoire et contribue à créer une économie de proximité, solidaire et équitable.

    Elle s’implique dans la vie du mouvement des AMAP pour la pérennisation, l’essaimage et la visibilité des AMAP ; elle participe ainsi à la création de nouvelles fermes fonctionnant en AMAP.

    Le mouvement des AMAP invite à la dissémination positive de « l’esprit AMAP » dans tous les secteurs de l’économie sociale et solidaire et encourage la création d’autres partenariats locaux (artisanat, finance, culture, etc.).

    La démarche d’expérimentation et de créativité reste au coeur de la charte pour inscrire les AMAP dans un mouvement citoyen, vivant et transformateur.

    La présente charte doit être signée par chaque amapien-ne et paysan-ne en AMAP.

    1« AMAP » est un terme déposé à l’INPI.

    Pour plus d’info :

    Réseau AMAP Ile-de-France
    24 rue Beaubourg 75003 PARIS – NOUVEAU TEL >> 09 52 91 79 95 – contact@amap-idf.org